La France n’est plus décisionnaire de notre avenir, mais entretient la fiction de son pouvoir

Vendredi 25 avril, au soir à Brest, la salle était comble pour participer activement au débat organisé par la Maison de l’Europe de Brest.

Je voudrais revenir un instant sur le sens et l’importance de ces élections européennes. Et préciser quelques points en relation avec ces élections.
Ce scrutin de mai aura, pour la première fois, un impact décisif sur la désignation du futur président de la Commission européenne.
Avec le traité de Lisbonne, il est en effet désormais possible que le président de l’exécutif bruxellois soit de la même couleur politique que le parti vainqueur des élections. Actuellement, la majorité du Parlement Européen est PPE.
Au moment du vote, les électeurs choisiront donc, non seulement un parti, mais aussi son représentant pour ce poste central des institutions européennes.
Une personnification de la fonction qui devrait susciter un regain d’intérêt parmi les électeurs à l’heure où les menaces des extrêmes et de l’abstention planent comme jamais sur le scrutin.
Les partis politiques européens l’ont bien compris », explique M. Lamassoure, « chacun s’organise pour annoncer à l’avance le nom de son candidat, si bien que le vainqueur sera désigné en fait par le corps électoral lui-même ».
Les principaux partis ont déjà désigné leurs candidats :
Martin Schulz, actuel président allemand du Parlement européen, pour le Parti socialiste européen (PSE) ;
– Le Grec Alexis Tsipras, leader du mouvement Syriza, pour le Parti de la gauche européenne ;
– le Français José Bové et l’Allemande Ska Keller pour Alliance Libre Européenne/Europe Ecologie Les Verts, ALE/EELV
– le Belge Guy Verhofstadt pour l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE),
– l’ancien Président de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, pour le parti populaire européen (PPE)
En ce qui concerne la liste TROADEC nous ne savons pas pour qui ils voteront, s’ils ont des élus, ni de quel groupe ils feront partie.
La liste UDB non plus, mais je suppose qu’ils rejoindront le groupe ALE/EELV, groupe des régionalistes européens et Verts, et voteront donc en faveur de José Bové et Ska Keller.
Si la liste TROADEC rejoint le groupe ALE/EELV, ils rejoindront ceux qui ont fait voter les ECOTAXES européennes et seront alors en complète contradiction avec leur mouvement.
La question fondamentale c’est que les électeurs français et bretons vont voter à ces élections comme ils votent pour les élections nationales ou régionales, sans tenir compte de l’importance de l’enjeu au niveau de l’Europe et sans prendre en compte leur responsabilité en tant que citoyen européen.
Alors que la France n’est plus décisionnaire de notre avenir, mais entretient la fiction de son pouvoir alors que 95% des décisions sont prises à Bruxelles.
Alors qu’en fait ce n’est ni l’UMP ou le PS ou les Verts ou Troadec ou UDB que nous voulons entendre mais les partis européens auxquels les partis nationaux ou régionaux adhèrent : le PPE, L’ADLE, le PSE, l’ALE, etc…
La campagne est européenne et non pas nationale.
Quels sont les messages cohérents pour l’ensemble de l’UE que ces partis veulent faire passer?
Pour notre part, Parti Fédéraliste Européen, nous voterons pour Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge, fédéraliste européen convaincu.

Claude GUILLEMAIN

About the Author

Claude Guillemain est également Président fondateur de Breizh 2004, mouvement fédéraliste breton et européen, et du Réseau des Bretons de l’Etranger - RBE - . Il est expert international en crédit rural et microfinance, consulting et conseil financiers, appui aux Institutions de Microfinance. Âgé de 72 ans, célibataire, six enfants. Diplômé en 1968, École Supérieure de Commerce de Reims (master en management). Ancien du Crédit Agricole, free lance depuis 1988, il a dirigé une entreprise de conseil en France, et a travaillé pour la Commission européenne comme expert à Bruxelles et au Malawi. Installé en Tunisie, il gère le RBE et BREIZH 2004. C’est un ancien membre de Strollad ar vro.