Tim Luckhurst: La question anglaise reste sans réponse

L’émergence croissante de la « question anglaise » au sein d’un Royaume de plus en plus désuni,  suite aux « dévolutions » successives qui autonomisent de plus en plus l’Ecosse, le pays de Galles et l’Ulster, pose la question constitutionnelle au Royaume Uni.

Il faut lire à ce sujet le très intéressant article de Tim Luckhurst, publié le 09/05/2010 dans The Independent.

C’est la première fois, à ma connaissance, que l’on parle aussi ouvertement de la dévolution du pouvoir à la « Celtic Fringe », la « frange celtique ». De quoi redonner espoir aux autonomistes, régionalistes, fédéralistes

Voici une traduction personnelle du début de cet article.

Tim Luckhurst: La question anglaise reste sans réponse

Le plus grand pays dans l’Union risque d’être dirigée par l’Écosse et au Pays de Galles. Le ressentiment qui en résulterait pourrait briser le Royaume-Uni.

Dimanche 9 mai 2010

Chaque étudiant en sciences politiques connaît l’argument de Vernon Bogdanor selon lequel la Grande-Bretagne n’a pas de Constitution codifiée, car il n’a pas eu un moment constitutionnel. Les constitutions françaises et américaines sont issues de révolutions. L’Allemagne et l’Italie les leurs à la Seconde Guerre mondiale. En Grande-Bretagne, nous nous considérons au-dessus de telles choses. Comme M. Podsnap de Charles Dickens, nous imaginons que notre constitution non écrite « nous a été conférée par la Providence », et que« aucun autre pays n’est ainsi favorisé.  »

Quand Gordon Brown demandait hier l’avis du secrétaire du Cabinet, hier, il aurait dû reconnaître quelle folie une telle complaisance représente maintenant. Les électeurs se fatiguent vite des politiciens qui prêchent  que les négociations post-électorales de « marchands de vaches » entre partis sont la règle en Europe.  Une telle affection pour les pratiques du continent n’est pas seulement nouvelles, elle est illusoire. Lorsque les dirigeants européens négocient ils le font selon des règles. Nous avons assez composé, il est temps qu’ils s’arrêtent.

Les élections de 2010 procurent à la Grande Bretagne ce moment constitutionnel. Si nous ne codifions pas les règles de fonctionnement de notre système démocratique, la sécurité et la prospérité que nous chérissons seront mises à mal et le Royaume-Uni risque de s’effondrer. Pourquoi? Parce que dans les années qui suivirent 1997, le Labour a introduit une « révolution constitutionnelle par petits bouts » qui entraîne maintenant des conséquences inattendues. Les anomalies les plus flagrantes proviennent de la dévolution du pouvoir à la frange celtique.

La suite:  http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/tim-luckhurst-the-english-question-is-still-unanswered-1969247.html

About the Author

Claude Guillemain est également Président fondateur de Breizh 2004, mouvement fédéraliste breton et européen, et du Réseau des Bretons de l’Etranger - RBE - . Il est expert international en crédit rural et microfinance, consulting et conseil financiers, appui aux Institutions de Microfinance. Âgé de 72 ans, célibataire, six enfants. Diplômé en 1968, École Supérieure de Commerce de Reims (master en management). Ancien du Crédit Agricole, free lance depuis 1988, il a dirigé une entreprise de conseil en France, et a travaillé pour la Commission européenne comme expert à Bruxelles et au Malawi. Installé en Tunisie, il gère le RBE et BREIZH 2004. C’est un ancien membre de Strollad ar vro.